Le prélat en Allemagne : «Soyons des instruments d’unité dans l’Église et dans notre propre famille»

Plus de 500 fidèles de l’Opus Dei se sont réunis à Cologne, en l’église de Saint Pantaléon, samedi 19 août, pour participer à la Messe célébrée par mgr Fernando Ocariz.

Du Prélat
Opus Dei - Le prélat en Allemagne : «Soyons des instruments d’unité dans l’Église et dans notre propre famille»

Le prélat qui séjourne en Allemagne depuis le 5 août, a concélébré la Messe avec 30 prêtres de la Société Sacerdotale de la Sainte Croix, samedi 19 août.

« Faire connaître Jésus Christ, chacun dans l’environnement qui lui est propre » a été une des idées clés de son homélie. « Chacun dans son entourage : en famille, au travail, dans ses relations sociales, peut et doit faire parvenir le message de réconciliation de Jésus Christ. Quelle grande mission, malgré notre faiblesse ! »

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Lors de son homélie, le prélat a invité les assistants à être « des liens d’unité dans l’Eglise, en étant des facteurs d’unité dans leur famille, leur environnement habituel et leur vie ordinaire ».

« qu’il ne se passe pas un jour sans une prière renouvelée pour le Pape, pour ses intentions, sa charge de pasteur de l’Église universelle. »

Dans cette ligne, mgr Ocariz a rappelé les mots du Pape Émérite, Benoît XVI, prononcés au début de son pontificat : « Il n’y a rien de plus beau que d’être rejoints, surpris par l’Évangile, par le Christ. Il n’y a rien de plus beau que de le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec lui. »

À la fin de la Messe, offerte spécialement pour les victimes des récents attentats terroristes, mgr Ocariz a remercié Dieu d’avoir voulu que l’Église soit réellement une grande famille. Il a demandé aux fidèles d’être toujours très unis entre eux et avec le Pape, leur adressant ces mots : « qu’il ne se passe pas un jour sans une prière renouvelée pour le Pape, pour ses intentions, sa charge de pasteur de l’Église universelle. »

Trois jeunes irakiens

Pendant la célébration, le climat de joie et de cordialité était tangible parmi les fidèles. Un grand nombre de familles, de jeunes couples, d’enfants composaient l’assemblée. Parmi eux, se trouvaient Larsa, Larmiin et Melda, trois jeunes irakiens de confession sirio-catholique, contraints de fuir de Mossoul avec leurs familles. Ils ont participé il y a quelques semaines à un camp d’été organisé par des jeunes de l’Opus Dei, dans la région de l’Eifel. Ils ont pu saluer le prélat à la fin de la Messe.

Larsa, Larmiin et Melda, trois jeunes irakiens de confession sirio-catholique, ont pu saluer le prélat à la fin de la Messe

Avant la Messe, le prélat a passé un moment avec des prêtres de la Société Sacerdotale de la Sainte Croix. Il les a encouragés à être joyeux dans l’espérance, convaincus de la fécondité de leur travail pastoral : rien de ce qui se fait pour les âmes n’est vain, même si l’on n’en voit pas les fruits. L’exemple de saint Jean-Marie Vianney -le curé d’Ars-, montre que nombre d’âmes peuvent décider de se convertir et de mener une vie chrétienne, soutenues par la grâce de Dieu et le travail persévérant d’un prêtre. « Il ne s’agit pas de s’abandonner à un optimisme ingénu mais de cultiver la vertu de l’espérance en Dieu, qui ne trahit jamais, source de joie et de bonne humeur ».

Pour conclure, mgr Ocariz a demandé aux prêtres de cultiver l’unité avec leurs évêques et avec le Saint Père. Il leur a demandé instamment de prier pour le Pape François. En effet, celui-ci demande « l’aumône » de la prière dans chacune de ses lettres et à toute personne qui le salue.

Si l’amour fait défaut

Lors d’une réunion avec des fidèles de la Prélature, le prélat a souligné le lien qui existe entre la liberté et l’amour.« À chaque fois que nos devoirs personnels ou familiaux nous paraissent pénibles, nous devrions nous demander si ce n’est pas l’amour qui nous fait défaut. Si c’est le cas, nous pouvons nous adresser au Seigneur en le priant d’augmenter notre foi » a-t-il conclu.

Le prélat de l’Opus Dei s’est rendu à la résidence universitaire « International College Campus Muengersdorf » pour retrouver un groupe de femmes de l’Opus Dei. Il leur a dit par exemple : « En tant que chrétiens, et quelle que soit notre situation dans le monde, nous ne pouvons pas être partisan d’une idéologie quelconque, mais nous marchons à la suite d’une personne concrète : Jésus-Christ ».

Mgr Fernando Ocariz a parlé également de l’importance de la liberté personnelle, montrant à nouveau que l’amour est indispensable pour assumer ses obligations, que ce soit en famille ou dans son travail professionnel, soulignant qu’ « il faut agir librement, sans jamais nous sentir forcés.La véritable liberté des enfants de Dieu naît de l’amour ».

Une professeur de collège a rappelé que saint Josémaria définissait l’Opus Dei comme « une grande catéchèse » et a demandé comment transmettre aux enfants et aux jeunes une formation qui leur permette de réfléchir, qui touche leurs cœurs et les conduise au Christ. Le prélat lui a répondu en soulignant l’importance de s’adresser à la personne dans son entier : esprit, intelligence et cœur.