Saint Josémaria Textes du jour

Une nouvelle conversion

Le bienheureux Josémaria écrivit au point 32 de Forge : « S’approcher un tout petit peu plus de Dieu, qu’est‑ce donc sinon être toujours prêt à se convertir, à se corriger de nouveau ; à attendre ses inspirations — les saints désirs qu’Il a fait naître dans notre âme —, et à les mettre en pratique ? »

La conversion est œuvre d'un instant, la sanctification est la tâche de toute la vie. La semence divine de la charité, que Dieu a déposée dans notre âme, aspire à croître, à se manifester en œuvres, à produire des fruits qui répondent à tout moment à ce qui est agréable au Seigneur. Il est indispensable, pour cela, que nous soyons disposés à recommencer, à retrouver dans chaque nouvelle situation de notre vie — la lumière, l'élan de la première conversion. Voilà pourquoi nous devons nous y préparer par un examen profond, en demandant au Seigneur son aide pour mieux Le connaître et mieux nous connaître. Il n'y a pas d'autre chemin pour nous convertir de nouveau.

Quand le Christ passe, 58, 9

Je te conseille d’essayer de revenir parfois… aux débuts de ta « première conversion » : il ne s’agit pas de redevenir enfant, mais cela y ressemble beaucoup. Dans la vie spirituelle, il faut se laisser mener avec une entière confiance, sans peur ni duplicité ; il faut parler avec une clarté absolue de ce que l’on a dans sa tête et dans son âme.

Sillon, 145

La conversion, on y monte par l’humilité, par des sentiers où l’on s’abaisse.

Sillon, 278

Le christianisme n'est pas un chemin commode : il ne suffit pas d'être dans l'Église et de laisser passer les années. Dans notre vie, dans la vie des chrétiens, la première conversion est importante — ce moment unique, dont chacun se souvient, où l'on découvre clairement tout ce que nous demande le Seigneur ; mais plus importantes encore, et plus difficiles, se révèlent les conversions suivantes. Et pour faciliter l'action de la grâce divine à travers les conversions postérieures, il faut garder une âme jeune, invoquer le Seigneur, savoir écouter, avoir découvert ce qui ne va pas, demander pardon.

Quand le Christ passe, 57, 1

Il nous faut être réellement persuadés que Dieu nous entend, qu'Il est à l'écoute de nos besoins : alors notre cœur se remplira de paix. Pourtant, vivre avec Dieu, c'est indubitablement un risque, parce que le Seigneur ne se contente pas d'un partage: Il veut tout. S'approcher un peu plus de Lui, signifie être disposé à une nouvelle conversion, à un nouveau redressement, être disposé à écouter plus attentivement ses inspirations, les saints désirs qu'Il fait jaillir dans notre âme, et à les mettre en pratique.

Quand le Christ passe, 58, 1

Il faut se décider. On ne peut pas vivre en gardant allumés les deux cierges dont, selon un dicton populaire, tout homme se munit : un pour saint Michel, l'autre pour le diable. Il faut éteindre le cierge du diable. Notre vie doit se consumer en brûlant, tout entière, au service du Seigneur. Si notre désir de sainteté est sincère, si nous sommes assez dociles pour nous abandonner dans les mains de Dieu, tout ira bien. Car Lui, de son coté, est toujours disposé à nous donner sa grâce, et, spécialement maintenant, la grâce d'une nouvelle conversion, d'une amélioration de notre vie de chrétiens.

Quand le Christ passe, 59, 3

D'une manière ou d'une autre, la vie humaine est un perpétuel retour vers la maison de notre Père, à l'aide de la contrition, cette conversion du cœur, qui suppose le désir de changer et la ferme décision d'améliorer notre vie. Cela se traduira, logiquement, par des œuvres de sacrifice et de don de soi. Revenir à la maison du Père au moyen de ce sacrement du pardon où, en confessant nos péchés, nous nous revêtons du Christ et devenons ainsi des frères, membres de la famille de Dieu.

Quand le Christ passe, 64, 7

Nombre de conversions, nombre de décisions de se donner tout entier au service de Dieu ont été précédées d'une rencontre avec Marie. Notre Dame a suscité dans ces âmes un désir de dépassement et elle a stimulé maternellement cette inquiétude ; c'est elle qui les a fait aspirer à un changement, à une vie nouvelle. Voilà comment ce « tout ce qu'Il vous dira, faites‑le », devient réalité : don amoureux, vocation chrétienne qui illumine dès lors toute notre vie personnelle.

Quand le Christ passe, 149, 4

Ne te décourage jamais, parce que le Seigneur est toujours disposé à te donner la grâce nécessaire à cette nouvelle conversion dont tu as besoin pour te hisser jusqu'au plan surnaturel.

Forge, 237